Work in Progress! – Fiche de Lecture : Molière par George Forestier (2018)

Pourquoi une fiche de lecture sur Molière ? Mon premier rendu a montré que je m'inscrivais dans la création d'une dramaturgie axée notamment sur la figure d'Emilie du Châtelet.
En tentant d'approcher la génétique théâtrale de Molière, il s'agit d'appréhender la compléxité à l'oeuvre dans une dramatrugie d'un grand auteur. Cela ne présume pas que j'en serai un ! Mais cela aidera à jeter des bases d'axes de travail, et permettra potentiellement de saisir comment ou dans quelles mesures une dramaturgie théâtrale peut embrasser une pensée philosophique.
Ce présent travail constitue donc une étape dans une refléxion qui en dénombre plusieurs successives ou entrelacées :
Créer une dramaturgie est un enjeu complexe pour moi.
Méler Théâtre & Philosophie l'est d'autant plus à mes yeux.
Ainsi, c'est pourquoi pour moi, issu d'une licence en études théâtrale en 2019 qui m'amena jusqu'à l'EUR ArTeC, en parallèle d'un travail sur Emilie du Châtelet que je partagerai peut-être prochainement, ce présent travail est nécessaire ici et maintenant pour pouvoir avancer dans ma réflexion.
Merci de votre compréhension.
En solicitant votre bienveillance, je vous souhaite une excellente lecture.
 

Introduction

Qui est Molière ? Si ce n’est pas tant l’homme qui peut intéresser, c’est surtout le créateur. Celui dont nous substituons communément l’adjectif « français » par son nom pour obtenir une périphrase que personne n’oserait remettre en question : la langue de Molière. Comment en arrive-t-on là ? D’autres périphrases, comme celles basées sur Mozart pour évoquer son génie, permettent de bien situer et prendre conscience des compliments qui leur sont fait ainsi que l’impact, des traces de leur postérité.

Le Professeur d’études théâtrales officiant à la Sorbonne Georges Forestier, en proposant son ouvrage Molière en 2018 aux éditions Gallimard, a œuvré à mettre toute son énergie, son expérience et sa démarche de chercheur expérimenté sur le créateur Molière. Grand bien lui en a pris, puisqu’il reçut en 2019 pour ce travail le prix Château de Versailles du Livre d’histoire ainsi que le grand prix de la Biographie décerné par l’Académie française. Après tout ce qui a été dit, écrit, étudié sur le patron du Théâtre-Français, sur qui l’on pourrait légitimement penser que tout a été dit, fait, écrit, commenté, critiqué, recevoir de si grands honneurs pose question et mérite que l’on s’y intéresse plus avant. Le Professeur Forestier n’est pas un petit novice s’attaquant à un intouchable. Agrégé de lettres classiques, docteur en littérature française et docteur d’État, membre senior puis honoraire de l’institut universitaire de France, ayant fondé et présidant le Théâtre Molière Sorbonne, il a pour prédilection l’époque classique et avait jeté les bases de ses recherches en génétique théâtrale en commençant par s’atteler à Corneille dès les années 90. Au tournant du siècle, il s’est tourné vers Racine dont il a dirigé les œuvres complètes de la Pléiade en 1999 et reproduit la mécanique de sa démarche intellectuelle analytique sur l’ensemble de son œuvre. Ne manquait donc plus que Molière auquel il s’attaqua dès le XXIème siècle et dont le cycle, après avoir bien entendu dirigé la nouvelle version de ses œuvres complètes de la Pléiade, s’achève en 2018 avec ce « récit biographique vraisemblable » (avant-propos Molière). George Forestier donc, le Roger Federer de l’analyse des plus grands auteurs du théâtre classique français pourrait-on avancer avec humour.

Mais revenons à Molière. Ce livre est un choc de clarté. Autant s’attacher à suivre les pérégrinations intellectuelles d’un universitaire pourrait sembler tâche difficile, autant la facilité de lecture et de limpidité de la démarche désarçonne, tant l’on pourrait simplement penser qu’il s’agit de votre oncle, passionné et érudit, qui vous raconte sobrement tout en vous préparant une tasse de chocolat chaud et quelques tranches de pain d’épice ce qui peut paraitre après coup comme évident. L’obscur et l’abscons n’existent pas ici. La démarche est chronologique et découpée par segmentations temporelles. Sur les 25 chapitres, les premiers embrassent les périodes les plus étendues et moins connues, tandis qu’à l’apogée de sa carrière celles-ci se font nettement plus courtes (de l’ordre d’une année), tellement l’intensité de sa vie artistique était parvenue à son paroxysme et nécessite détails et analyses.

Avant de parcourir ensemble cette œuvre en mêlant synthèse et analyse, spécialement sous l’angle de la génétique théâtrale des pièces de Molière, reste à préciser ce qu’est cette démarche propre à G. Forestier. Pour ce faire, je renvoie le lecteur à son essai de génétique théâtrale portant sur l’œuvre de Corneille où il introduit son axe de réflexion, en se désolidarisant des questions de réceptions et d’herméneutique des œuvres pour se concentrer sur leurs genèses : 

« Proposer un essai de génétique théâtrale appliqué à Corneille, et non une « poétique de Corneille » ou une « esthétique de la tragédie cornélienne », c’est tenter de mettre au jour la démarche créatrice du dramaturge, dans son mouvement particulier (comment s’élabore une tragédie), comme dans son mouvement général (comment se construit une poétique tragique). Produire un essai de génétique théâtrale signifie aussi qu’en l’absence de brouillons, il a fallu forger une méthode d’analyse originale pour dégager les strates constitutives d’une tragédie et retrouver les questions qu’a pu se poser le poète dans son travail créateur : méthode qui ne cache pas son statut d’hypothèse de travail, même si elle s’appuie sur les écrits théoriques de Corneille et de ses contemporains. […] Par là ce livre, […] ne prétend pas apporter une interprétation supplémentaire de la tragédie cornélienne. »

Mais je renvoie également à son ouvrage de synthèse Introduction à l’analyse des textes classiques, comme écho à cette précédente citation :

« Il (ce livre) ne cherche ni à expliquer pour éclairer le sens premier ni à actualiser en produisant un nouveau sens. Il ne prétend pas non plus donner la « vérité » sur les œuvres du XVIIème siècle. Il cherche à démonter le fonctionnement des œuvres. »

Et enfin, l’auteur le dit lui-même dans son avant-propos sur Molière :

« En somme, j’ai voulu surprendre l’écrivain en train de créer. »

Ce que cela signifie donc, c’est que la démarche qu’il a d’abord globalement appliquée avec les textes classiques en 1993 (5ième édition en 2017), lui a servi de base pour ses ouvrages de recherches suivants : Corneille en 1996, Racine en 1999, Molière en 2018. Nous allons donc entrer dans l’atelier de travail de Molière et tenter de savoir comment les œuvres se sont faites.

Synthèse-Analyse

Je souhaitais proposer une synthèse de l’œuvre de Georges Forestier, et de sa vue de chaque pièce et des sources de chacune afin de montrer à quel point la manière de travailler de Molière évolua, mais force est de constater qu’une synthèse de chacune d’entre elle correspond à un travail de plus en plus conséquent tant sa maturité de créateur pris de l’envergure. A ce titre, le lecteur pourra se référer à une ébauche de ce travail dans le fichier pdf ci-joint à cet article, à retrouver après la bibliographie. Nous pouvons en effet observer différentes phases dans la carrière de Molière : les années de troupe en province où il ne s’agissait que de jouer de pièces déjà écrites (1643-1655), les années des premières créations et la quête vers l’autonomie artistique (1655-1659) et l’apogée (1660-1672).

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Sa première période essentiellement sous l’égide d’un Duc, correspond à une sorte d’apprentissage de la pratique théâtrale, de la constitution d’une troupe (l’Illustre Théâtre) notamment avec les Béjart, de la vie de troupe, de la constitution d’un répertoire qui se cherche encore, et des premiers appuis politiques. L’apprentissage fut long, itinérant (Aquitaine, Occitanie, vallée du Rhône, Nantes, Rennes, Rouen), mais ce temps autorisa à acquérir une sorte de solide connaissance du territoire et du milieu autant en termes de connaissances des pièces jouées par eux (tragi-comédies, tragédies – Madeleine Béjart étant reconnue comme une tragédienne hors-pair – accompagnées de farces) ou par d’autres, que par un savoir-faire quant à se placer sous l’égide de différents protecteurs : Monsieur le frère de Louis XIII (1643-1645) puis le Duc d’Epernon (1645-1650), les comtes d’Aubijoux et de Roure (1650-1655) pour enfin atteindre un prince de sang : le Prince de Conti qui marqua imperceptiblement l’entrée dans sa seconde période.

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De cette seconde période sous l’égide d’un Prince, ressort plutôt un approfondissement dans le champ de la comédie et plus généralement du divertissement. De la première tentative en 1655 de raccommodage voire de « toilettage » d’anciennes pièces par des comédiens, comme il pouvait être d’usage à l’époque, surtout dans un milieu où il fallait constamment faire des entrées afin de continuer à exister, et où il fallait être sous le patronage de puissants comme autant de cartes de visites pour une troupe itinérante… Il s’avère que Molière apporta plus que du raccommodage et su déjà, par une sorte de génie créatif, dynamiter le genre pour proposer un type de comique disruptif comme nous pourrions dire de nos jours, un comique accrocheur qui permit d’assoir tant sa propre réputation de comédien que celle de sa troupe tout en se donnant un avantage compétitif sur la concurrence artistique. Ce succès le porta à réitérer l’expérience et il prit soin de ne pas nécessairement suivre la mode de l’époque (les pièces espagnoles) pour choisir des sources d’inspiration qui lui correspondaient mieux, où il pourrait apporter sa réelle valeur ajoutée : grimaces, rythme haletant, parodie, peintre des humeurs et des comportements. Pour ce faire, il ne s’orienta jamais vers des personnages de jeunes premiers ou gentilhomme charmants, mais s’attacha à mettre en avant des « précieuses », des importuns, des jaloux, des amoureux blessés et paranoïaques, des valets monstres d’ingéniosité par leurs fourberies.

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Déjà sous le patronage de Duc de la première période, il passa à celui de prince de sang de la seconde période, puis de Monsieur le frère de Louis XIV (1660) pour atteindre enfin Louis XIV à son apogée (1662). Louis XIV récupéra la troupe de son frère. A ce titre, le livre ne démontre aucun ambition démesurée, mais une survie permanente. Il semblerait donc que ce soit son génie qui l’ait naturellement élevé. Molière, un symbole de la méritocratie ? Il est particulièrement intéressant et tentant de mettre en parallèle son ascension sociale (la reconnaissance de son génie créatif par les puissants et par le public, de sa troupe) et la courbe de maturité de ses créations. Aussi, déjà sous le Prince de Conti, alors qu’il avait « commis » sa première création en 1655, il participa au carnaval organisé par le Prince et fut amené à danser quelques « entrées », signe de la reconnaissance de son statut particulier. Fort de sa réputation acquise en province, et de ses deux premières créations, sa troupe rentra à Paris après 15 ans d’exil doré en 1658. Conti ayant tourné le dos au théâtre, ils retrouvèrent un nouveau parrainage en la personne de Monsieur alors que parallèlement, son travail sur le langage et la fantaisie apportés à des personnages ridicules explosa à un tel point que Les Précieuses ridicules furent publiées sans son accord. Même s’il connut un demi échec par le Don Garcie de Navarre légèrement passé sous les radars (parce que peut-être moins digne d’intérêt), sa production à partir de là allait être annuelle, ses « visites », nom donné aux représentations chez les puissants allaient être plus nombreuses, les recettes aussi. Il ne fallut pas plus de deux ou trois années avant que Louis XIV ne s’approprie la troupe de son frère. Avec ce statut et son talent, sous l’égide du représentant de Dieu sur terre, Molière devint inattaquable, voire intouchable, sans pour autant démériter. C’est au travers d’une succession de créations que la décennie des années 1660 allait montrer son apogée et sa maturité artistique. Il ne s’agit alors plus du tout de raccommodage, de toilettage d’anciennes pièces, mais de sources d’inspirations de plus en plus nombreuses, d’entrelacements, d’apport d’éléments de la philosophe, notamment celle de l’Abbé La Mothe Le Vayer prompt à refuser tous les dogmes, ou encore le philosophe matérialiste Gassendi. Ajouté à cela, les inspirations théâtrales ne furent plus seulement celles de pièces soit vues, soit relativement récentes (comme ce fut le cas dans ses premières création), mais directement issues de Plaute, de Terrence dont on qualifia Molière d’héritier tant il avait assis sa réputation de peintre des comportements. A noter qu’après les débuts comiques, pris place des sujets plus sérieux même s’ils pouvaient prêter à rire : aussi, les pièces du début des années 1660 montraient déjà une volonté de faire rire, ou tout au moins de faire réfléchir, par la mise en avant de sujets délibérés dans les salons les plus éclairés de la capitale. Enfin, il est saisissant de comprendre, grâce au travail de George Forestier, que les créations s’enchainent tout en liant chaque création par des thèmes récurrents : les amoureux blessés, les actions ou le théâtre empêché, la critique des dogmes, la critique des médecins (depuis le Médecin volant jusqu’au Malade Imaginaire), la critique de l’avarice (dixit Forestier, la satire rapprochait depuis longtemps usurier et bigot hypocrite, (chapitre 21)), le mélange de ces thèmes, l’art de savoir réexploiter un thème en le développant d’un autre angle…

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D’après ma lecture de l’ouvrage, et même si ces thèmes étaient ci-ou-là réexploités, certainement parce qu’il y avait l’ambition de garder un filon inépuisable qui pouvait inlassablement plaire au public pour peu qu’il contienne quelques nouveautés de formes ou de fond, c’est surtout à partir de la première tentative échouée de créer le Tartuffe que cet angle d’attaque pris véritablement son essor. Louis XIV, à qui il lut la pièce, ne fut pas heurté par celle-ci « in pectore », mais ne put donner son aval à Molière de la créer par crainte d’attaques de l’église. En effet, on reprocha à Molière de s’attaquer à l’église de front, alors que lui souhaitait atteindre les bigots hypocrites. Molière, pour qui ce fut le premier obstacle créatif de sa carrière (sans compter l’échec de l’Illustre Théâtre, mais il s’agissait alors pas de création d’une pièce), dû en être touché puisqu’il créa ensuite Dom Juan qui traite de l’hypocrisie (avec son phénoménal monologue de l’acte 5 scène 2 sur l’éloge de l’hypocrisie), Amphitryon de l’imposture, ou encore l’Avare dont le sujet fait écho aux bigot hypocrites. Ainsi, il ne s’agissait plus de tirer une rente d’un filon inépuisable, mais de reprendre ce qui avait pu déranger dans son Tartuffe afin de démonter les arguments de ses adversaires : l’imposture, l’hypocrisie. Or autant lorsqu’il s’agissait de traiter de cela chez les médecins ou les avaricieux, cela pouvait prêter à rire, autant lorsqu’il s’agissait de toucher de près ou de loin à l’église et donc la religion, le sujet devenait… radioactif pourrait-on dire de nos jours. De par sa démarche, Molière pouvait sembler toucher un pouvoir tout puissant, mais mettait le doigt sur le fait que Louis XIV lui-même représentant de Dieu sur terre dans une monarchie de Droit divin, n’était pas libre mais sous la coupe de dogmes religieux. En refusant à Molière son Tartuffe en 1664, puis l’église refusant sa nouvelle version l’Imposteur en 1667 sous peines de représailles (le Roi étant hors de France, son ancien précepteur Hardoin de Péréfixe avait statué contre la pièce), Louis XIV ménagea la chèvre et le chou et nous montre aujourd’hui que tout puissant qu’il était, il avait les mains liées sur la question de la religion.

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Décrite précisément dans l’œuvre de G. Forestier, cette bataille idéologique pourrait-on avancer, puisque Molière refusait tout dogmes, montre a posteriori à quel point grâce à son art, il pouvait utiliser son talent comme une arme susceptible de faire peur et déloger les importuns (Molière n’était pas contre la religion mais contre l’imposture et l’hypocrisie). De fait, ses choix avaient pris une envergure sociétale indéniable.

Conclusion

D’où lui venait tout cela ? Travaillait-il seul ? Je ne sous-entends en rien qu’il put écrire à quatre mains, mais avait-il des conseillers ? Se leva-t-il un matin au tournant des années 1660 en se disant : « tiens, je vais ajouter des couleurs philosophiques à mes créations, ce sera bien mieux ! » alors qu’il ne l’avait jamais fait auparavant ? Le fait de s’être rapproché du Roi a montré une sorte d’ouverture à l’interdisciplinarité (comédie-ballet, apports philosophiques), et une montée en responsabilité puisqu’il fut convié presque chaque année, en plus des visites, aux festivités du carnaval à Saint Germain en Laye, au Louvre ou à Versailles, et finit même par devenir responsable des festivités vers 1667-1668.

Le comédien Francis Huster a récemment déclaré (dans l’émission c’est à vous, en septembre 2021 sur France 5) que Molière n’était pas simplement un créateur de génie au service du Roi, mais que Louis XIV en personne l’aurait fait venir auprès de lui pour qu’il puisse diffuser ce que le Roi, de par sa position, ne pouvait avancer ! Dans tous les cas, ce que montre cette évolution, c’est qu’en approchant au plus près ce qui fut les prémisses du théâtre public, et donc de la représentation de la puissance publique dans le domaine de la culture et du spectacle vivant, force est de constater qu’il ne s’agit plus de simples adaptations réussies et de comique brut ou de parodies, mais que la dimension de recherche, de vivacité intellectuelle, d’aboutissement des sujets traités tant dans leur fond que dans leur forme (parfois issus des salons les plus éclairés), prirent réellement l’aspect de ce que nous pourrions observer de nos jours dans la puissance publique mise dans la recherche-création. Alors pour être tout à fait honnête, quand je vois le nombre de brillants esprits composants tant le corps professoral que celui des élèves dans de tels domaines (à commencer par celui que je connais le mieux : l’EUR ArTeC), je ne peux qu’être surpris et adminratif que Molière, passant de la province à la capitale sous Louis XVI, passa en si peu de temps (1655-1662 pour l’école des femmes !) du statut de comédien n’ayant jamais écrit une ligne à celui dont les créations forcent l’admiration de tous, dont la profondeur est loin d’être anodine, et cela sans être aidé ou conseillé par quelques esprits brillants qui l’accompagnaient dans un chemin au long cours.


FORESTIER Georges, Molière, Paris, 2018, Gallimard, 544p

FORESTIER Georges, essai de génétique théâtrale, Paris, 2004, Droz, 392p

FORESTIER Georges, Introduction à l’analyse des textes classiques, Paris, 2017, Armand Collin, 160p


=> ci-joint, un début de tableau récapitulatif des oeuvres de Molière :