J’adore les bibliographies et en même temps je les déteste.

J’ai toujours eu un rapport de dualité aux bibliographies : 

  • je les trouve essentielles d’un point de vue de source et ressource et j’adore pouvoir penser en arborescence avec (astuce jeu : ouvrir un livre choisir un livre dans sa bibliographie et ainsi de suite) partir d’un livre pour arriver à un autre. 
  • je les trouve inutiles car ce n’est qu’une liste de mots, des titres intouchables qui de ce fait son complément vide de sens.

Comment faire alors ? Il faut savoir accepter les règles académiques et il est évident que je dois et que je vais faire une bibliographie dans mes textes d’études et de recherches mais il faut surtout savoir les adapter pour les faire jouer à son avantage. 

C’est pourquoi cette année j’ai décidé de produire une bibliographie de mémoire de fin d’études intégralement disponible en ligne. 

Bien que je trouve ça super (et ma maman aussi) de fournir toutes ces ressources je ne suis pas dupe. Il suffira d’une refonte de site ou d’une suppression pour que l’une des ressources disparaisse. J’avais déjà traité cette question lors de ma première année de master, dans le séminaire débrancher l’oeuvre d’Alexandra Seammer : 

Le plus sage est d’accepter et de penser que lorsqu’une oeuvre ou un écrit est documenté elle continue d’exister mais autrement et que la simple idée de suppression ne doit pas freiner la diffusion, sinon rien ne circulerait jamais. De plus, pour une simple question d’url, pleins de solutions existent pour régler ce problème (temporairement). Mais elles peuvent outrepasser le cadre juridique du droit d’auteur. Alors, la question ne serait pas plutôt que de s’intéresser à la question de l’obsolescence numérique à celle du droit et au refus de documentation et d’archivage ? La culture comme bien commun peut-elle exister en parallèle des droits d’auteur ? 

Encore une question dans la question