Nous avions comme but de proposer une sortie de résidence avec une exposition de nos projets dès le vendredi après-midi. L’idée d’un intérieur qui accompagne les oeuvres est apparu au fil des discussions. J’ai décidé de garder le collage accroché dès le premier jour de travail au mur et de le placer comme point de départ de l’installation. C’est tout autour que j’ai installé les différents travaux réalisés pendant la semaine.  

Le cabinet numérique analogique est composé de trois installations :  

Le collage déjà explicité en introduction, à droite de l’installation, est comme un papier peint qui donne à voir les ajouts présents sur le site web. 

 

Ensuite, au centre, il y a le mobile. Le but est de présenter la page Ingres du site développé pour la soutenance. Le mobile permet de montrer l’arborescence de façon ludique. Un tableau est placé à l’arrière afin de donner l’information et expliciter les codes couleur. En plus de l’arborescence on retrouve quelques fils qui dépassent et qui mènent vers un film ou un casque qui diffuse une annotation musicale.

Enfin, à gauche, un espace représentant un forum a été mis en place. Il se déploie sur le mur où les oeuvres sont encadrés, comme la page d’accueil du site. Face à cela une table est installée. Il y a dessus les prototypes papiers et plastiques développer pendant la semaine. Dans ce bazar organisé, sont mis à dispositions, des crayons, du scotch et des papiers “j’ajoute mon grain de sel”. Ils permettent de proposer le principe collaboratif du site pour que chacun puisse annoter le mur.

Voici comment d’un site web présentant quatre oeuvres il est possible de faire un intérieur bien rempli.

tada !

    L’année dernière. Cours d’anglais confiné. Zoom entre San Diego, Paris et Chéserex, pied du jura suisse. Devoir final: écrire un manifeste en lien avec votre projet. Une trace de l’année dernière avant d’entrer vraiment dans cette nouvelle année. 

    Baptiste Morizot, chercheur en philosophie français, mais également pisteur, raconte que lorsqu’ils suivent la trace d’animaux durant des jours et des jours, petit à petit les pisteurs ont l’impression de devenir ces animaux. L’attention change et se focalise sur des éléments habituellement absents de notre spectre sensoriel. 

    En parallèle, l’année dernière j’ai eu l’occasion d’interagir avec différentes artistes qui ont réalisé des médiations centrées sur l’intégration d’un autre corps non humain. Notamment le duo d’artistes Baum & Leahy qui a invité les visiteur.e.s d’une exposition à devenir des micro-organismes. Avec l’artiste Helen Nymann dans le cadre d’un atelier virtuel, nous avons proposé différentes expérimentations aux étudiant.e.s autour de la mémoire d’éléments non humains. Comment la mémoire se construit-elle pour un nuage ou un cafard?

    Le manifeste est une déclaration d’intention. Durant le confinement, je me suis demandée ce que me conseillerait un renard. Des renards, j’en ai tout autour de chez moi. Je les croise souvent, ai l’occasion de les observer parfois. Ayant expérimenté des voyages chamaniques, j’ai fait une médiation me centrant sur  le renard, puis j’ai écrit sans m’arrêter et c’est ainsi que ce texte est né. 

    The fox manifesto 

    Go, leave, walk, run. Go as if you were just picking up a letter from your mailbox, but don’t stop. Don’t take anything with you. Not your phone, not a bag, go with nothing. 

    Walk bare foot in the dry cut wheat field even if it hurts. Feel the heavy sun, how it burns your fur and make your eyes blink. Go in the forest to enjoy the humid fresh soil. Hide, lay down and rest where nobody can see you. Simple bliss. Heart beating. You can see them. You can hear them. Walking their dog, riding their horse. They are very close but too dumb to see you, they don’t smell you. Observe. They are heavy with their shoes. Heart beating.

    When you are bored, look for friends. Friends are everything. Leaves of a tree you can talk to when they move with the wind. Birds. Hares. Deers. Hummingbird hawk-mothes. Dragonflies. You can eat them. Easy. Look at mushrooms, smell them, enjoy the shapes and colors. Look under old pieces of trees. Underground. So busy under and nobody sees. Observe the tiny earth gods. And then get back on track. 

    Hide behind cars. Wander between houses. Don’t look at them. We know they are here. They are a perpetual threat. They kill us. They take our home. We live with them so can you. Go there when you need it. Steal. Charm. And reach the forest again. The pines. The stones. Walk. Dance. Play. Have fun. Feel the moss with your paws. Talk to yourself. Empty your brain. Fill up your body. Honor your agility. 

    Get ready for winter. Find someone to warm up your flesh before the days are shorter and you can hear through the trees the cold coming all the way down from the mountains.  

    Pascale de Senarclens. Cours d’anglais avec Nathaniel Klein. ArTeC. Juin 2020.

      La fabrique à Cartel

      La fabrique à Cartel est l’outil que je souhaite développer lors de mon master a ArTeC. Un outil qui permet à tout est chacun d’augmenter le cartel d’une oeuvre en y ajoutant une information, une anecdote, une chanson, un film, une bibliographie, le choix de l’ajout est illimité. À partir de cet ajout sur le cartel la nouvelle oeuvre est ajoutée dans la base de données créant à son tour une nouvelle entrée. 

      On pourrait donc imaginer l’utilisation de la fabrique a cartel dans deux champs : 

      • celui de la collaboration avec le public pour créer une autre exposition numérique à partir d’une sélection d’oeuvre (l’idéal serait d’augmenter une exposition physique déjà existante
      • celui d’un public qui viendrait se perdre au hasard et par curiosité dans la base de données en ligne. 

      Cette nouvelle exposition créée par le public et pour le public permet de mettre en avant l’expérience. La fabrique à Cartel et l’appel à l’augmentation des oeuvres explorent les ressources cognitives et émotives de celui qui participe.

      L’atelier nomade à la Métive 

      Le 9 octobre a donc commencé l’année avec un atelier nomade dans les murs de la Métive. Le programme de ces dix jours était simple préparer une sortie de résidence avec pour base nos projets. 

      Ni une ni deux je regarde mon site internet, regarde la sale d’exposition et me met en boule sous une table, comment exposer un outil numérique de façon plastique ? 

       

      Créer un site mais de façon matérielle 

      A plat 

      Comment donner à voir un site web et une base de données, grâce à l’éditorialisation de base de données, il suffit de décomposer sur papier les entrée fournit par les premiers participants.

      en 3D

       

      L’idée ici est de donner un aperçu graphique et dans l’espace d’une page web. Pour ce faire l’utilisation du mobile semble la plus adéquate qu’illustrer le principe, encore, de base de données et sa logique de rangement. Il sera fournit aussi, dans l’idée, un tableau afin d’expliquer le code couleur. 

      Avec la participation d’un public 

      Enfin comme le but de l’expérience est de comprendre et de donner la parole au public il me semble essentiel d’intégrer une certaine interaction avec l’objet exposé. Pour ce faire il sera proposer des petites notes qui pourront être remplies par le public afin de mettre sur papier leurs sensations et expériences. 

       

       

      J-2 avant notre exposition, plus qu’à terminer nos travaux et recherche !

      Hop des ressources  :

      https://rawgraphs.io/

      http://www.visualcomplexity.com/vc/

      Atlas of Cyberspace